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24/04/2014

 Papy, Douze ans ont passé, et pourtant le temps n’a jamais vraiment fait son travail. Ton absence a la même couleur qu’au premier jour. J’ai encore cette impression étrange que tu étais là hier, que tu vas revenir t’asseoir, reprendre ta place, comme si rien n’avait changé. Ta chaise est restée vide, mais ta présence, elle, ne nous a jamais quittés. Devant les infos, il m’arrive encore de sourire en imaginant tes réactions, ta façon de râler contre ce monde qui ne tournait jamais comme tu l’aurais voulu. Les roses sont devenues mes fleurs préférées. Leur parfum me ramène à toi, sans prévenir. Comme certains souvenirs qui s’invitent doucement, mais ne repartent jamais vraiment. Et il n’y a plus eu de couscous, plus de harira, qui aient eu ce goût-là… le tien. Tu me manques dans les choses simples. Marcher à tes côtés, lentement, dans les rues de Malaga. Notre première sortie juste tous les deux, au zoo de Paris. Aujourd’hui encore, je te retrouve dans chaque coin du 11e. À trave...

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