Il y a des absences qui nous façonnent
Ces derniers temps, je passe beaucoup plus de temps que d'habitude à observer les gens autour de moi. Sur la plage, je regarde les parents courir avec leurs enfants, jouer dans le sable, rire ensemble. Je regarde ces petits moments qui paraissent ordinaires mais qui, finalement, racontent beaucoup de choses. Il y a aussi ce papa de mon quartier. Ancien joueur de basket, comme mon père. Depuis que son fils est né avec une maladie et des besoins particuliers, je ne l'ai jamais vu loin de lui. Jamais. Son fils parle peu, voit le monde différemment, et pourtant son père est toujours là. Présent. Patient. Aimant. Je l'ai toujours admiré. Et puis, comme souvent, mon cerveau commence à partir dans tous les sens. Je me demande ce que je serais devenue si j'avais eu un père présent. Si j'avais eu un père sans maladie. Si je n'avais jamais connu mon père. Ou si j'avais eu un beau-père extraordinaire, capable de combler ce vide et de me faire oublier ce qui m'a man...

