Les amours d’été
Quand j’étais petite, je rêvais des amours d’été. Je rêvais de ces histoires que l’on voit dans les films, celles qui commencent presque par hasard, pendant quelques jours de vacances, et qui semblent pourtant capables de défier tout ce qui devrait les rendre impossibles : la distance, les kilomètres, les langues, les vies différentes. Dans ces films, l’amour trouvait toujours un moyen de survivre. Même séparés, les personnages continuaient à s’aimer, à se retrouver, à croire que quelques kilomètres ne pouvaient pas être plus forts que leurs sentiments. Petite, je trouvais ça magnifique. Je pensais que c’était peut-être ça, le vrai amour : rencontrer quelqu’un au mauvais endroit, au mauvais moment, et ressentir malgré tout que cette personne pourrait être la bonne. Je ne savais pas encore que les amours d’été avaient une sensation bien particulière. Celle de vivre quelque chose avec une date de fin déjà inscrite quelque part, et de l’aimer quand même. Et puis, sans vraiment m’en rendre...

