Les années Covid m’ont volé l’heure… et l’âge
En ce moment, je traverse une période où je réfléchis énormément. Je me pose mille questions sur ces dernières années, surtout depuis le Covid. J’ai l’impression très étrange d’être restée bloquée à 22 ans comme si le temps avait appuyé sur “pause” sans jamais remettre “lecture”. Quand j’annonce mon âge au boulot, personne ne me croit. À ce stade, je suis presque tentée de dire que j’ai encore 22 ans. Après tout, ce n’est pas vraiment mentir… c’est juste revendiquer les années qu’on m’a subtilement volées pendant la pandémie. Non mais sérieusement, on nous les a volées, ces années-là.
Quel cauchemar quand on y repense : les confinements, les masques, la distanciation… On aurait dit un épisode de Black Mirror, mais sans le budget effets spéciaux. Et maintenant, on doit faire comme si tout était normal alors qu’on a tous un léger “vertige temporel”, une petite incohérence interne genre “attendez… comment j’ai vieilli sans rien vivre ?”.
Je crois que toute cette réflexion vient du fait que je me rends compte que je ne suis pas la seule à ressentir ça. Il y a une génération entière qui a un peu décroché du calendrier. On avance, mais on ne sait plus très bien depuis quand. C’est peut-être ça, finalement, l’expérience humaine moderne : survivre aux bugs du monde et essayer d’en rire pour ne pas en pleurer.
Bref, j’essaie de remettre les pendules à l’heure, même si elles refusent obstinément de retarder de deux ou trois ans. Mais un jour, peut-être, j’arriverai à faire la paix avec tout ce temps qui m’échappe… ou je continuerai simplement à dire que j’ai 22 ans. Après tout, l’important, c’est d’y croire avec conviction.
Confinés- Grand Corps Malade
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