Voyager en travaillant, travailler en rêvant
Cela fait maintenant six mois que je vis un rêve devenu métier.
Je me lève avec cette sensation rare et précieuse d’avoir trouvé ma place, là-haut, entre le ciel et les nuages.
Travailler comme hôtesse, ce n’est pas seulement servir, accueillir ou répéter des consignes de sécurité.
C’est entrer dans des histoires.
Des regards timides, des voyageurs stressés, des habitués déjà à l’aise dans leur siège, des enfants émerveillés comme si chaque vol était une aventure spatiale.
Et puis il y a ce bonheur simple : l’équipe.
Mon crew.
Ces gens qui ne sont pas que des collègues mais des complices de turbulences, des confidents à 10 000 mètres, des rieurs professionnels même à 4h du matin.
On partage des cafés trop brûlants, des fou-rires silencieux et des moments de rush où chacun devine l’autre avant même qu’il parle.
Une petite famille volante.
Les passagers aussi apportent leur magie pas tous, c’est vrai, mais assez pour faire briller une journée entière.
Une mamie qui te remercie avec des yeux pleins de gentillesse, un couple qui part vivre un rêve, quelqu’un qui t’offre un sourire sincère parce que tu l’as rassuré.
Et puis… les bébés.
Ces mini voyageurs qui parfois pleurent, mais souvent t’offrent un sourire tellement pur qu’il fait fondre toute fatigue.
Être hôtesse, c’est avoir des moments suspendus :
voir le soleil se lever au-dessus des nuages, croiser des accents du monde entier, entendre des histoires que personne d’autre n’aurait entendues au sol.
C’est un métier de patience, de service, d’élégance mais surtout un métier de cœur.
Et chaque jour, je réalise la chance que j’ai :
celle de travailler dans un ciel où même les difficultés semblent plus légères.
Je suis fatiguée parfois, mais jamais blasée.
Parce que là-haut, entre deux continents, deux cultures, deux sourire,
je me sens vivante.
À ma place.

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