Je refuse que le romantisme soit démodé
Suis-je bizarre ?
J'aime l'amour à l'ancienne.
Celui qui prend son temps. Celui qui ne se construit pas sur des messages laissés en vu, des jeux de séduction ou la peur de paraître trop attaché. J'aime les histoires qui commencent doucement, où l'on apprend à se connaître, où chaque regard compte un peu plus que mille mots.
J'aime les petites attentions. Les "tu es bien rentrée ?", les "j'ai pensé à toi", les fleurs offertes sans raison, juste parce qu'elles lui ont fait penser à moi. J'aime qu'on m'ouvre la porte, qu'on me tende la main, qu'on me regarde comme si j'étais la plus belle femme de la pièce. J'aime qu'il me dise combien cette robe me va bien, qu'il soit fier de marcher à mes côtés, fier de me présenter à ses amis, fier de dire : "C'est elle."
J'aime les rendez-vous où l'on oublie son téléphone. Les soirées à danser tous les deux, même si personne ne nous regarde. Les voyages décidés sur un coup de tête. Les longues discussions jusqu'au milieu de la nuit. Les silences qui ne sont jamais gênants. Les moments simples qui deviennent les plus beaux souvenirs.
Je crois encore aux hommes qui aiment profondément. À ceux qui savent écouter. Qui retiennent les petits détails. Celui qui se souvient de ma fleur préférée, de la façon dont je bois mon café ou de cette chanson qui me fait sourire. Parce que l'amour, pour moi, se cache dans ces détails-là.
J'aimerais rencontrer un homme qui n'ait pas peur d'aimer fort. Un homme capable de prendre un avion juste pour me voir quelques heures, parce que la distance lui semblerait moins importante que l'envie d'être avec moi. Quelqu'un qui ferait des kilomètres non par obligation, mais parce que son cœur l'y pousserait. Un homme qui écoute vraiment, qui observe, qui comprend sans que j'aie toujours besoin de parler.
Je ne rêve pas d'un conte de fées. Je rêve simplement d'un homme qui choisit d'être présent. Qui me fasse sentir importante, non pas avec de grands discours, mais avec des actes.
Je crois que cette façon d'aimer vient de mon papy.
Dans chacun des gestes d'un gentleman, je retrouve un peu de lui.
Il était mon premier modèle d'amour. L'homme qui, à mes yeux, ne décevait jamais. Je n'ai jamais manqué de rien, parce qu'il était toujours là.
Il invitait toute la famille autour d'une grande table. Il cuisinait pendant des heures simplement pour voir les gens qu'il aimait sourire. Il cueillait des roses dans son jardin, les enveloppait délicatement dans du papier journal et me les apportait comme si c'était le plus beau des bouquets. Il me donnait un peu d'argent pour que je puisse acheter un cadeau à ma maman. Il me faisait des surprises sans attendre une occasion particulière. Il accueillait mes amis comme s'ils faisaient partie de la famille. Et parfois, il traversait la ville juste pour me voir quelques minutes, simplement parce qu'il en avait envie.
Avec lui, j'ai compris que l'amour ne se disait pas seulement. Il se vivait. Il se montrait. Il se prouvait chaque jour, dans des gestes qui pouvaient sembler ordinaires, mais qui, en réalité, avaient une valeur immense.
Alors peut-être que mes attentes paraissent démodées aujourd'hui.
Peut-être que certains diront que je suis trop romantique, que j'attends trop, que ce genre d'hommes n'existe plus.
Mais je refuse de croire que la tendresse, la galanterie, l'attention et la fidélité appartiennent au passé.
Je ne cherche pas un homme parfait. Je cherche un homme dont les actes parlent plus fort que les mots. Un homme qui sache aimer avec douceur, avec respect, avec courage. Quelqu'un qui me choisira chaque jour, pas seulement quand ce sera facile.
Parce que si j'ai eu la chance de connaître un homme comme mon grand-père, alors je sais que ce genre d'amour existe.
Et c'est exactement celui-là que j'attendrai. Même s'il faut attendre longtemps. Parce que certaines histoires valent la peine qu'on patiente pour elles.
Olivia Dean- Man I Need
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